Flo : Le retour...et bien c'est-à-dire... on n'a pas eu d'accident ! Tout s'est bien passé ! (rires)
Fab : On a repris les répèts en septembre pour adapter le show du Tour Club aux Zéniths. On y a d'ailleurs passé pas mal de temps. On a modifié un peu la setlist et travaillé pas mal sur la mise en scène, beaucoup plus importante cette fois que sur ce qu'on avait fait auparavant. C'était long et très fastidieux. C'est vrai que quand on a entamé la tournée, on avait bien les morceaux en tête mais on se posait plus de questions sur comment les mettre en scène. On a vraiment tout revu depuis le début. La mise en scène était vraiment à l'honneur. En ce qui concerne l'équipe technique, c'était la même que sur la tournée des clubs, mais agrandie. Sur la première partie de tournée, il y avait : David (garde du corps), Jello (régisseur artistes), Didier (régisseur général), Christian (chauffeur), Charly l'ingé son façade, Manue et Vincent aux retours, Julien et Toto au backline... et se sont greffés tous les mecs des lumières en plus de Thierry et Jean-Claude.
Flo : Toutes les équipes se sont gonflées en effectif et se sont ajouté les équipes des écrans, les caméramans et de nombreux « roadies » pour l'installation et le démontage de la scène, du système son, de l'écran et des lights. Sur cette tournée, on avait plusieurs semi-remorques de matos ! Sans compter les bus pour l'équipe technique et pour nous.
Fab : Il y avait aussi David et Isabelle les cuisiniers ! Ils nous faisaient de bons petits plats. La seule chose, c'est qu'il ne faut pas trop manger avant de monter sur scène... Chaque soir, on est tentés de manger plein de bonnes choses, mais après on risque d'êtres ballonnés pendant tout le concert ! (rires).
Fab : En fait on ne les a jamais vues parce qu'on était dos aux images...
Flo : Moi, un soir, j'ai voulu faire le concert en tournant le dos au public parce que j'avais envie de voir ce qui se passait sur cet écran !! (rires)
Ben : Cela dit ce n'est qu'une demi-blague parce que même si on a vu les images avec Marc pour décider lesquelles on mettrait finalement dans le show, on ne sait pas vraiment trop ce qu'il y a derrière nous pendant le concert... et j'attends de voir ce qui a été filmé avec impatience !!! (rires)
Flo : On les a vues au moment où on faisait le filage [répétitions en conditions live dans une salle de concert avant la première d'une tournée NDR] et il y avait toujours un truc qui ne marchait pas, ce n'était pas encore bien calé et pendant les quelques premières dates ça s'est peaufiné et mis au point. Par exemple le premier soir à Clermont-Ferrand il n'y a pas eu d'intro. Intro sur laquelle on a passé tellement de temps, elle n'est pas partie, c'était un peu frustrant.
Fab : Surtout, on ne voulait pas que les images prennent le dessus sur la musique et les musiciens. Quand on va à des concerts et qu'il y a des projections, si ça dure trop longtemps tu as plus l'impression d'être au cinéma qu'à un concert, tu regardes plus ce qu'il y a sur les écrans que ce qui se passe sur scène. On voulait vraiment que ce soit équilibré pour gonfler le show scéniquement et en même temps pour ne pas que ça gène ni que ça absorbe l'énergie des musiciens.
Fab : Parce qu'il y avait des gens qui aimaient, des gens qui n'aimaient pas.
Niko : On s'est dit que c'était peut-être finalement un peu réducteur de mettre en image une histoire que chacun peut s'approprier différemment sans ces mêmes images.
Fab : Ca casse ce côté intimiste de la chanson. Mais il y a eu débat. Du coup, chaque concert était unique. Il y avait des concerts où l'intro ne démarrait pas, des concerts où la guitare de Ben ne marchait pas...(rires)
Fab : C'est la bonne pression Paris ! Il y a tous nos copains qui viennent. Tu as plutôt intérêt à assurer, surtout qu'ils sont pour les trois-quarts musiciens. Il y a tes parents aussi à qui tu dois montrer que tu assures grave.
Niko : Ce qui est marrant c'est qu'on ne finissait pas la tournée à Paris mais la pression est redescendue d'un cran après. En fait, ça a été une première fin de tournée en quelques sortes.
Fab : Le stress est tombé après Paris. Et ce, sans dénigrer la province ! En fait, il y a beaucoup plus de journalistes. Paris est un centre de décision pour plein de choses, les radios, les médias... On a l'impression de jouer chez nous, mais en plus si on rate notre concert intégralement, on est surs d'avoir des retombées négatives un peu partout, et pas que dans la région. Du coup tu te dis que tu n'as vraiment pas droit à l'erreur... c'est assez naturel je pense. On est aussi beaucoup plus sollicités avant et après le concert vu que c'est chez nous. Que ce soit des amis, des connaissances, ou des inconnus qui veulent te parler. Ils sont tous là et tu n'as pas le temps de voir tout le monde, c'est assez frustrant. Après à l'after-show, tu as tous tes copains que tu n'as pas vu depuis 6 mois mais il y a tellement de monde que tu as juste 5 minutes pour voir chaque personne. Ça fait partie du truc. Il y a une vraie « pression d'after-show ». (rires)
Flo : Là, il y avait trois dates qui se suivaient donc tu étales un peu ton stress sur plusieurs soirs. Contrairement à l'Olympia sur la tournée du Chemin, les Zéniths parisiens n'ont pas étés filmé car la captation s'est faite à Lille et à Bruxelles. C'est vrai que Paris est souvent un moment clé de la tournée, mais là ça s'est plutôt bien passé.
Fab : On était très contents parce qu'on a eu un super accueil à chaque fois. On pouvait craindre que Paris soit plus froid que Lille ou Marseille et en fait c'était vraiment chaud et les gens étaient super excités.
Flo : On était assez rodés pour faire ces dates-là, et on avait juste assez de pression pour être assez concentrés et bien jouer.
Fab : Par contre c'est le premier jour des dates parisiennes que la fausse info à propos de notre séparation est sortie. Donc il y avait un peu ce truc pourri qui rôdait...
Fab : Moi je me souviens qu'on se marrait tout le temps et je sais plus pourquoi. Quand est-ce que j'ai fait barman ? Je ne sais pas si c'est une anecdote marrante mais moi je me suis bien marré à faire "Cocktail le retour » !
Ben : Des dates qui nous ont marquées... évidemment il y a eu Bruxelles parce que c'était la dernière ! (rires)
Fab : La première à Clermont-Ferrand, Marseille qui est toujours aussi immense, Bordeaux... Sur la dernière à Bruxelles il y a les Vegastar qui sont venus sur scène habillés en clowns !
Ben : En Mamadou Wilson ! (rires)
Fab : C'était assez drôle. D'ailleurs, comme c'était filmé, il n'est pas dit qu'ils ne payent pas de leur fourberie....
Flo : Mais ils étaient déguisés !
Fab: Ils étaient déguisés, mais on sous-titrera "Les Vegastar entrent en scène" ! C'est un peu triste à dire malheureusement, mais je crois qu'une tournée, une fois que tu es dedans ça ne devient pas monotone, mais répétitif on va dire : 12h au bus, 3h de route, 2h d'interview, 1h de bouffe, 30minutes de pause, 1h30 de show, tu rentres à 4h du mat et réveil à 12h... C'est vrai que tant que tu ne l'as pas fait tu ne peux pas savoir qu'à la longue c'est usant. Mais là en plus on se marrait bien. L'anecdote c'est la bonne ambiance générale ! Une sorte de gaieté, de malice, de la coquinerie entre amis.
Fab : Ils ont quand même été beaucoup plus sérieux que ce qu'on pensait parce qu'il y avait un enjeu et une pression liés à la sortie de leur album. Donc finalement, au début, ils étaient très sages.
Flo : Ils n'avaient pas non plus forcément joué dans des salles comme ça.
Fab : Oui ils ont dû s'adapter, ils nous le disaient et ils ont vraiment amélioré leur gestion des grosses scènes assez rapidement et c'était encore mieux. Il y avait toujours une bonne ambiance, mais c'est vrai que vers la fin, c'était plus la « déconne ». Et plus encore après les dates parisiennes où la pression médiatique est retombée.
Fab : On a pas mal d'anecdotes sur Bruxelles !
Flo : Bonne petite fête, j'ai envie de dire.
Fab : On a fait une bonne fête sympathique un peu en dehors de la ville.
Flo : C'est assez rare de pouvoir se retrouver avec l'équipe technique sur des dates, car eux partent souvent le soir pour installer la scène et le matériel dans la salle de la ville suivante. Il y a quand même deux ou trois soirs où on s'est retrouvés tous ensemble. C'est toujours assez agréable. Sinon, Bruxelles est une belle ville. Il y avait Virginie Effira à la fête par exemple.
Ben : Il y avait aussi Eric de Eric & Ramzy.
Fab : Et bien on peut dire qu'ils étaient au rendez-vous et ça nous a fait bien plaisir ! En tous cas il y avait une super ambiance tout simplement. Franchement moi je n'ai pas le souvenir d'un concert qui se soit mal passé. Et en fait, quand tout se passe bien, tu ne t'en rends pas compte. La définition du bonheur c'est quand tu penses à rien finalement... Du moins, c'est la mienne. La tournée, c'est un peu ça. Puis tu te réveilles un 18 décembre comme après un rêve, et dans ce rêve il y avait une Kyosphère et des fans présents à souhait.
Fab : Ca tombait bien dans le planning parce qu'on s'y est décidé un peu tard. Le temps que ça se mette en place on ne pouvait pas forcément faire ça en début de tournée.
Niko : Et comme Bruxelles c'était la dernière... (rires)
Fab : Et au passage sur les cinq ou dix dates qui restaient, on s'est dit que Lille en général est toujours une date très chaude. Par ailleurs on a pris les deux plus grosses salles des six derniers concerts où on pouvait faire quelque chose.
Flo : Et niveau ambiance c'est souvent le top à Lille et Bruxelles !
Ben : En fait ce qui se passe c'est que finalement il y aura plusieurs morceaux live et beaucoup d'images qu'Henri-Jean Debon (réalisateur de la captation) a filmé dans le bus, en backstage, dans les hôtels etc... avec des interviews et plein d'autres choses encore !
Fab : D'ailleurs l'axe du travail d'Henry-Jean est plus documentaire qu'interview ou captation. L'idée était d'avoir un regard extérieur à nous. La direction est différente du précédent DVD et ça ne sortira pas forcément en DVD. On ne parle jamais à la caméra. C'est vraiment un oeil extérieur. C'est presque même un espion, et plutôt que de ne filmer que les bons côtés, il a aussi filmé toute l'ambiance. Même si on s'amuse beaucoup il y a des moments où ça va moins bien.
Flo : Ce documentaire continue aussi sur « l'après tournée »...
Ben : Et bien avant tout c'était une pause pour se reposer... ça s'est fait ! Et puis maintenant qu'on s'est bien reposés... bah je sais pas ! Vous faites quoi vous les gars ?!
Fab : Depuis que la X-Box 360 est arrivée, nos vies ont pris un nouveau tournant, je dirais !
Flo : Nous on va à la salle de sport avec Ben ! (rires)
Fab : Personnellement, j'ai déménagé depuis la fin de la tournée. Donc je me suis installé pendant un petit mois tranquillement et maintenant tout va très bien et ma console fonctionne très bien. Sinon je fais du son à la maison, j'essaie des idées dans tous les sens. Je fais de la techno, du rap marrant, du rap sérieux, de la pop, du métal...
Ben : Flo et moi travaillons toujours sur ce projet qui avance à pas de nain ! (rires) C'est un projet avec des individus qui ne sont pas encore définis mais au moins avec Marc et Benoit de Pleymo. En ce qui concerne les autres on ne sait pas encore vraiment qui ce sera. Pour l'instant, on fait des chansons pour des choses super différentes.
Flo : On écrit un petit peu à droite à gauche pour des gens.
Ben : Pour Emma Daumas, pour Claire Keim et pour Thierry Amiel.
Nico : je travaille actuellement sur un premier projet de musique de film documentaire
Flo : Il y a deux ou trois projets pour ce groupe, STELL-R. On a cherché avec eux un manager qu'ils ont a priori trouvé maintenant. Je devrai réaliser leur premier EP avec Charly (ingé-son tournée). Je m'intéresse donc de près à l'évolution de leurs maquettes.
Fab : Sinon j'enregistre avec d'autres amis qui sont de bons musiciens mais qui n'arrivent pas toujours à faire aboutir leurs morceaux. Je leur propose de passer à la maison et on fait avancer leurs titres ensemble, c'est plutôt sympa. Par exemple il y a Pierre Lavandon qui est passé plusieurs fois à la maison pour enregistrer des basses sur les morceaux d'un de nos potes, Mathieu Querry.
Flo : On travaille aussi sur une biographie officielle.
Fab : Il faut savoir que "Kyo, la rock aventure" n'est pas une biographie officielle. En fait, on ne peut absolument pas faire interdire un livre tant que ce n'est pas diffamatoire. Déjà notre management a essayé au possible de corriger ce livre, mais c'était écrit d'une manière assez maladroite. J'ai lu les dix premières pages et je raturais comme si j'étais prof car les dates étaient fausses, les infos étaient fausses et ils se sentaient obligés de justifier des choses qui n'avaient pas besoin de l'être. Ce qui me fait de la peine c'est que les gens achètent ça en pensant que ça vient de nous alors que pas du tout. On a donc décidé de répondre à ça en faisant une vraie biographie de Kyo. Nous avons d'ailleurs fait une séance photo pour avoir de nouvelles images inédites pour cette bio.
Ben : Restez vous même !
Fab : Ou changez tout ! (rires)
Fab : Si quelqu'un a retrouvé le slip sale de Franklin Ferrand et bien qu'il vienne nous voir, il aura gagné une grosse suprise.
Niko : Sous le siège 4400 !
Fab : En tout cas on peut les rassurer, on va très bien, le moral est au beau fixe... Tout va bien et on leur fait des gros bisous !
Ben : Et vive le rock !!!
